Souffrez-vous d’un dérèglement hormonal ? Les signes à reconnaître

Souffrez-vous de dérèglement hormonal - Les signes à reconnaître

Vous devenez plus irritable, vous souffrez d’insomnie ou de fatigue chronique, peut-être êtes-vous sous l’emprise d’un dérèglement hormonal. Notre alimentation, notre environnement quotidien et nos habitudes, parfois mauvaises, en sont souvent la cause mais certaines maladies endocriniennes ont des sources plus difficilement identifiables. Comment savoir si l’on souffre d’un dérèglement hormonal ?

Les hormones : qu’est-ce que c’est ?

Le système endocrinien est constitué d’une dizaine de glandes spécialisées :

  • l’hypophyse
  • la thyroïde
  • les 4 parathyroïdes
  • les 2 surrénales
  • le thymus

Viennent s’ajouter plusieurs organes capables de produire des hormones :

  • le pancréas
  • le cœur
  • les reins
  • les ovaires
  • les testicules
  • les intestins

Au total, on retrouve plus d’une soixantaine d’hormones différentes synthétisées dans le corps humain, chacune ayant une fonction précise, certaines étant liées.

Les troubles d’un dérèglement hormonal ne sont donc pas tous forcément provoqués par les seules hormones sexuelles comme on pourrait le penser a priori. En effet, un  dérèglement hormonal peut apparaître aussi bien chez un nouveau-né que chez des personnes avancées en âge.

Dérèglement hormonal : le test du Dr. Lee

Le docteur John R. Lee, M.D., un expert en analyses hormonales et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, était un adepte des alternatives sécuritaires et efficaces.

Il a pu être établi par le docteur Lee qu’il existe 7 groupes de symptômes pour les femmes et 2 pour les hommes facilement classables dans un test simple orienté sur les hormones sexuelles. Ils permettent d’isoler des causes probables à étudier au niveau de l’équilibre hormonal naturel.

Prenons par exemple le groupe de symptômes No 1 chez les femmes :

  • Syndrome prémenstruel (SPM)
  • Fausses-couches de début de grossesse
  • Gain de poids sans raison apparente
  • Anxiété
  • Insomnie
  • Seins sensibles ou avec des kystes
  • Maux de tête cycliques
  • Infertilité

Suivant le nombre de symptômes (deux au moins), le médecin spécialiste en endocrinologie pourrait ici détecter un manque de progestérone.

Œstrogènes et progestérones les meilleurs ennemies

Dans le groupe de symptômes No 3 on retrouve :

  • Bouffissures/ballonnements
  • Dysplasie cervicale (frottis vaginal anormal)
  • Gain rapide de poids
  • Sensibilité des seins
  • Sautes d’humeur
  • Menstruations abondantes
  • Dépression anxieuse
  • Migraines
  • Insomnie
  • Confusion mentale
  • Rougeur du visage et du cou
  • Problèmes de vésicule biliaire
  • Envie de pleurer incontrôlée

Ces symptômes prêcheraient en faveur d’un excès d’œstrogènes si au moins deux d’entre eux sont détectés. Mais, si certains symptômes sont combinés avec d’autres du groupe No 1, le problème pourrait être une insuffisance de progestérones pour contrebalancer les effets des œstrogènes.

Il est donc bien évident que ces tests ne dispensent pas, bien au contraire, de consulter un médecin. Leur but n’est pas de diagnostiquer une maladie.

Le dérèglement hormonal chez l’homme

Deux groupes de symptômes sont identifiables chez l’homme. Le groupe No1 inclut des symptômes assez fréquents chez les hommes à partir de la cinquantaine et peuvent signaler un manque de testostérone :

  • Perte de poids
  • Développement des seins
  • Perte de masse musculaire
  • Diminution de l’endurance
  • Diminution du désir sexuel
  • Érections «molles»
  • Fatigue
  • Problème de la vésicule biliaire

Dans le groupe No 2 on retrouve les symptômes liés à un possible excès d’œstrogènes :

  • Perte de cheveux
  • Maux de tête
  • Hypertrophie de la prostate
  • Développement des seins
  • Irritabilité
  • Gain de poids
  • Bouffissures/ballonnements

Cependant, le système endocrinien englobe d’autres sources possibles de dérèglements hormonaux et d’autres symptômes dont certains peuvent conduire à la mort.

Les dérèglements hormonaux liés aux hormones non sexuelles

Les hormones œstrogènes et progestérones décident en quelque sorte chez la femme de nombreux aspects parfois difficilement contrôlables de la vie quotidienne. Chez l’homme ce sont la testostérone et l’œstrogène. Leur déséquilibre peut être la source d’irritabilité et de mauvaise humeur mais elles ne sont pas les seules.

L’ocytocine (libérée par l’hypophyse) et la dopamine (synthétisée dans les neurones) constituent un autre couple infernal dans nos métabolismes. La première est souvent appelée l’hormone du bonheur et la seconde l’hormone du plaisir (ou de la récompense). De leur équilibre dépendent bon nombre de symptômes liés à l’humeur et aux comportements sociaux.

D’autres hormones affectent par leur taux le métabolisme cellulaire, comme par exemple l’insuline, secrétée par le pancréas, qui est vitale au fonctionnement du corps. Sans insuline, nos cellules ne sont plus alimentées en glucose. L’insuline joue également un rôle dans le métabolisme des protéines.

De nombreuses maladies naissent de dérèglements liés au taux d’insuline dans le corps dont les plus sévères sont certainement les diabètes de types I et II. Les symptômes les plus courants en sont :

  • fatigue inexpliquée et somnolences
  • perte ou prise de poids anormales
  • fréquence accrue des envies d’uriner
  • flatulence, constipation, diarrhée, nausée et vomissement
  • infections génitales

Une autre de ces substances appelée cortisol peut encore affecter nos facultés cognitives et provoquer perte de mémoire, stress et difficultés à penser clairement.

Distinguer le dérèglement hormonal d’une évolution naturelle

Aussi difficiles à vivre qu’ils peuvent l’être, certains phénomènes sont parfaitement normaux. Ils peuvent être soulagés mais ne doivent pas être vécus comme des anomalies.

Par exemple, la ménopause et l’andropause sont des événements naturels qui ne sauraient être considérés comme des dérèglements hormonaux. Il est tout à fait normal que les taux d’hormones sexuelles chutent à un moment ou à un autre de la vie.

Cette distinction est importante car, par exemple, des bouffées de chaleur ne suffisent pas à elles seules à diagnostiquer un dysfonctionnement thyroïdien grave ou une simple pré-ménopause.

De même, l’ocytocine a notamment pour rôle d’aider à l’expulsion du placenta après l’accouchement ainsi qu’à reformer l’utérus (en plus d’aider aux contractions pendant le travail). Il est donc normal pour une femme qui vient d’accoucher de se sentir inondée de bonheur car le taux d’ocytocine explose naturellement. Le « baby blues » qui s’en suit peut être une conséquence de ces taux d’hormones qui prennent l’ascenseur.

Pour conclure ce sujet, s’il est vrai que les conséquences des taux d’hormones ont sur nos vies une influence importante, particulièrement à un niveau social, il est essentiel de savoir distinguer une simple gêne (parfois provisoire ou naturelle) d’une possible affection grave. Des analyses sanguines suffisent à déterminer si un dérèglement hormonal est présent et à l’origine de symptômes tels que fatigue, baisse de la libido ou irritabilité.

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