Published: Lun, Novembre 06, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Puigdemont placé en garde à vue par la police belge

Puigdemont placé en garde à vue par la police belge

Le président catalan destitué Carles Puigdemont et ses quatre conseillers, sous le coup d'un mandat d'arrêt européen émis par Madrid et repliés en Belgique, se sont rendus dimanche matin à la police belge, a annoncé le parquet de Bruxelles.

" Ils se sont rendus au bureau de la police judiciaire fédérale ce matin " a expliqué Benoît Dejemeppe, " et ont été privés de liberté ce matin à 9h17 ".

"Cette reddition avait été entièrement négociée entre la justice belge, Carles Puigdemont, ses ministres et leurs avocats". Il dispose d'un délai de 24 heures jusqu'à lundi 9H17 pour statuer un placement des cinq hommes en détention ou une liberté sous condition ou caution, rapporte Europe1. "Je veux être un messager pour nos concitoyens", a-t-il ajouté.

Le Parquet fédéral avait transmis samedi après-midi au Parquet de Bruxelles les cinq mandats d'arrêts européens (MAE) adressés par l'Espagne aux autorités judiciaires belges.

Un peu plus d'un mois après le référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre, les cinq Catalans ont été officiellement notifiés des mandats émis à leur encontre, qu'ils ont pu consulter avec leurs avocats afin de prendre connaissance des faits reprochés par la justice espagnole.

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"Je vais aller à la justice mais à la vraie justice", avait déclaré Carles Puigdemont lors d'un entretien à la télévision publique belge RTBF, se disant à la disposition des magistrats belges. Carles Puigdemont et son avocat ont en effet déjà fait part de leur volonté de s'opposer à ce mandat.

Selon lui, il n'existe pas à Madrid les garanties d'une "sentence juste, indépendante qui puisse échapper à cette énorme pression, à cette énorme influence de la politique sur le pouvoir judiciaire en Espagne". Soulignant au passage qu'il s'agissait d'une procédure qui se faisait uniquement par "contacts directs entre les autorités judiciaires".

Mais les cas de refus sont rares, selon plusieurs avocats interrogés par l'AFP.

M.Puigdemont risque d'être poursuivi pour incitation à la sédition, crime qui est passible d'une peine allant jusqu'à 30 ans de prison, selon le code pénal espagnol.

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