Published: Sam, Novembre 11, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

New Delhi étouffe, les autorités ferment les écoles — Pollution en Inde

New Delhi étouffe, les autorités ferment les écoles — Pollution en Inde

La pollution s'insinuait jusque dans le moderne métro souterrain, dont les galeries étaient enfumées. Les instruments de mesure de la qualité de l'air s'affolent, révélant des niveaux de particules ultra fines, les plus dangereuses pour les voies respiratoires, situés entre 400 et 700 microgrammes par mètre cube d'air. New Delhi est par ailleurs considérée comme l'une des villes, sinon la ville, les plus polluées du monde. Selon les professionnels de santé, respirer l'air de la ville pendant un jour reviendrait à fumer 50 cigarettes! . À titre de comparaison, l'OMS recommande normalement de ne pas dépasser 25 microgrammes.

La capitale indienne perdue dans le brouillard. La visibilité étant tellement mauvaise, l'aéroport Indira Gandhi a même dû être temporairement fermé.

En effet, les prévisions météorologiques augurent d'une situation identique pour les jours à venir. Le froid et l'absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes des véhicules, usines et centrales, les empêchant de se dissiper.

Les épisodes de smog sont de plus en plus fréquents en automne et en hiver à New Delhi, considérée par l'OMS comme la ville la plus polluée du monde en 2014.

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Cette forte concentration de particules en suspension dans l'air augmente sensiblement les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer du poumon. Les plus petites d'entre elles (PM2,5 et inférieures), grandes comme un trentième d'un diamètre de cheveu humain, parviennent à s'infiltrer dans l'organisme et le sang, à travers les poumons. Zabol en Iran, Gwalior et Allahabad en Inde occupent les trois premières places.

En 2015, la contamination atmosphérique, terrestre et aquatique était présumée responsable de 2,5 millions de décès dans ce pays, plus lourd bilan humain de la planète, a estimé une récente étude publiée dans la revue The Lancet.

Le toxique rideau gris tombé les plaines du nord du sous-continent indien met en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées.

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