Published: Dim, Novembre 05, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Le Premier ministre libanais Saad Hariri démissionne par peur d'être assassiné

Le Premier ministre libanais Saad Hariri démissionne par peur d'être assassiné

Proche de l'Arabie saoudite, d'où son allocution aurait été prononcée, Saad Hariri a affirmé que le Hezbollah dirigeait ses armes vers les Yéménites, les Syriens et les Libanais.

"La démission de Hariri s'est déroulée dans le cadre du plan du Président Donald Trump et du prince héritier d'Arabie saoudites Mohammed ben Salmane", a déclaré le diplomate dans une interview accordée à la chaîne télévisée Al-Mayadeen.

Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a annoncé samedi sa démission, disant redouter que l'on attente à sa vie et accusant l'Iran et le Hezbollah de semer la discorde dans le monde arabe.

Le système de partage du pouvoir au Liban entre communautés prévoit que le poste de chef de l'Etat revient à un chrétien maronite, actuellement Michel Aoun, celui de Premier ministre à un sunnite et celui de président du Parlement à un chiite.

Cette démission, qui a pris de court l'ensemble de la classe politique libanaise, intervient un an après la nomination de M. Hariri, et ses causes directes n'étaient pas claires dans l'immédiat.

Plusieurs membres du Hezbollah sont traduits en justice par contumace pour ce meurtre devant le Tribunal spécial pour le Liban à La Haye, aux Pays-Bas.

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Le Hezbollah est un allié crucial du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie.

Dans un discours diffusé par la chaine Al-Arabiya, il assure que sa "vie est visée", nommant directement ceux qu'il accuse.

"Le Liban est trop petit et vulnérable pour supporter le fardeau économique et politique de cette démission, a tweeté le dirigeant druze Walid Joumblatt". Les deux pays soutiennent des camps opposés dans les principaux conflits au Moyen-Orient, en Syrie et au Yémen.

Pour l'analyste Hilal Khashan, professeur en sciences politiques à l'Université américaine de Beyrouth (AUB), "l'Arabie saoudite a exercé de terribles pressions" sur son protégé, en le "convoquant" à Ryad.

Mais la décision était également très critiquée, des internautes réprouvant le fait qu'il ait annoncé sa démission à l'étranger et le qualifiant de "marionnette" saoudienne.

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