Published: Lun, Novembre 13, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Le nuage radioactif russe a survolé la région

Le nuage radioactif russe a survolé la région

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a précisé que les émanations de ruthénium 106 ne présentaient aucun risque pour l'environnement ou la santé. Elle suggère des inspections aléatoires des aliments par mesure de précaution.

" Pour obtenir cette carte, nous avons regardé ce qui se passait si du ruthénium était rejeté dans l'atmosphère fin septembre, et si les vents avaient pu transporter ces poussières jusqu'aux endroits où il a par la suite été détecté par des stations de mesure", a expliqué Jean-Marc Peres, directeur général adjoint de l'IRSN au Figaro. "Les niveaux de concentration dans l'air en ruthénium-106 qui ont été relevés en Europe, notamment dans le sud-est de la France sont sans conséquence tant pour la santé humaine que pour l'environnement ".

La radioactivité aurait atteint un sommet à la fin du mois de septembre et au début du mois d'octobre, mais ne serait plus mesurable dans l'atmosphère de l'Europe. La sorte de ruthénium (106) relevée a permis à l'IRSN de remonter la piste de cette fuite. Il sert parfois de carburant nucléaire pour les satellites.

Les contacts pris par l'ASN et l'IRSN auprès de leurs homologues européens ont confirmé la détection de ruthénium 106 dans l'air ambiant au cours de la même période dans au moins quatorze pays européens. Entre le 27 septembre et le 13 octobre, des traces de cet élément ont été détectées par des stations de son réseau de surveillance dans le sud-est de l'hexagone, à La Seyne-sur-Mer, à Nice et à Ajaccio.

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La France a "entrepris des démarches diplomatiques", indique le ministère de la Transition écologique, mais le mystère reste entier: aucun pays n'a déclaré à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) être à l'origine de ce rejet. L'IRSN précise avoir du coup 'fait l'hypothèse d'un rejet issu d'une installation' liée au cycle du combustible nucléaire ou de fabrication de sources radioactives, sans identifier un site en particulier. "Depuis le 13 octobre, le ruthénium-106 n'est plus détecté en France".

'Les entreprises de Rosatom n'ont rien à voir avec la fuite du ruthénium-106' détectée en Europe, a de son côté affirmé le service de presse de la société d'Etat russe.

La société kazakhe Kazatomprom, opérateur national chargé de la production du combustible nucléaire, a également démenti être à l'origine de la fuite.

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