Published: Mer, Novembre 01, 2017
Culture | By Renaud Astier

Des manifestations féministes perturbent le lancement de la rétrospective Polanski

Des manifestations féministes perturbent le lancement de la rétrospective Polanski

"Pas d'honneur pour les violeurs".

Cet hommage au réalisateur, en pleine affaire Weinstein, a provoqué l'ire des associations féministes.

Lundi soir, après le chaos crée par leur irruption, les Femen ont été rapidement évacuées par la sécurité de la Cinémathèque.

"Stop agresseur", "Si violer est un art, donnez à Polanski tous les Cesars", "Femmes dans la rue, le patriarcat se pisse dessus", pouvait-on lire sur les pancartes tenues à bout de bras par une assemblée, majoritairement féminine et issues de différents mouvements féministes tels que "La Barbe", "Osez le féminisme" ou les Femen.

More news: Les parents oublient leur fils sur le bord d'une route nationale
More news: Les Républicains : Edouard Philippe et Gérald Darmanin exclus
More news: Danemark L'ingénieur reconnaît avoir démembré la journaliste Kim Wall

"Pour nous, l'important c'est d'annuler la rétrospective, d'avoir des excuses de la Cinémathèque et une prise de conscience", estimait lundi matin la porte-parole du groupe "Osez le féminisme", Raphaëlle Rémy-Leleu. "Fidèle à ses valeurs et à sa tradition d'indépendance, la Cinémathèque n'entend se substituer à aucune justice", a informé l'institution présidée par le réalisateur Costa-Gavras, dénonçant une demande de "censure pure et simple". "La rétrospective Polanski est prévue depuis très longtemps", a dit vendredi Françoise Nyssen. "Il s'agit d'une oeuvre, il ne s'agit pas d'un homme, je n'ai pas à condamner une oeuvre", a-t-elle affirmé.

Le cinéaste a été inculpé en 1977 aux Etats-Unis pour le viol d'une adolescente de 13 ans, Samantha Gailey.

Mais elles n'étaient pas les seules à protester contre cette rétrospective, symbole pour beaucoup de l'impunité des célébrités dans les affaires de violences sexuelles. Le cinéaste est plus que jamais dans le viseur des féministes, depuis que de nouvelles accusations de viol à son encontre ont émergé, et que le mouvement #MeToo prend de plus en plus d'ampleur. "Moi je me suis aperçue qu'en janvier il y avait un autre cinéaste programmé à la Cinémathèque Française qui a été condamné deux fois pour harcèlement et agression sexuelle, donc ça me choque" dit-elle en faisant référence à Jean-Claude Brisseau.

Like this: