Published: Mar, Octobre 03, 2017
Sport | By Katia Genin

Violences policières en Catalogne, l'"Etat de droit" respecté selon Madrid

Violences policières en Catalogne, l'

Regardez l'interview de Carles Puigdemont, président de la Généralité de Catalogne, par David Pujadas sur LCI. "C'est un moment grave", a-t-il dit en confirmant qu'en cas de victoire du oui il y aurait des "décisions politiques " qui pourraient déboucher sur une déclaration d'indépendance entraînant une phase de "transition " où il négocierait le départ de la Catalogne.

"Mon gouvernement va, dans les jours qui viennent, transmettre les résultats du scrutin de ce jour au Parlement, garant de la souveraineté de notre peuple, afin qu'il puisse agir conformément à la loi référendaire", a ajouté Carles Puigdemont.

Vers 20h00, juste après l'heure annoncée de la fermeture des bureaux de vote, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est félicité de ce que "l'État de droit restait en vigueur avec toute sa force".

Au total 319 bureaux de vote qui devaient servir au référendum d'autodétermination interdit en Catalogne ont été fermés par les forces de l'ordre, selon le gouvernement régional, mais de nombreux Catalans ont malgré tout pu voter, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le président catalan a aussi appelé l'Union européenne (UE) à s'impliquer directement dans le conflit qui l'oppose à l'Etat espagnol et à ne "plus regarder ailleurs".

Le 6 septembre, les indépendantistes majoritaires en Catalogne depuis septembre 2015 avaient convoqué ce référendum, malgré l'interdiction de la Cour constitutionnelle et l'absence de consensus au sein de la société catalane.

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À plusieurs reprises, des policiers casqués ont défoncé les portes des bureaux devant des militants qui entonnaient des chants indépendantistes lors de ce scrutin qui constituait, selon le quotidien El Pais, le "plus grand défi" de l'État espagnol depuis la mort de Franco en 1975. Douze policiers et gardes civils ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur.

L'exécutif catalan avait annoncé à la dernière minute dimanche matin la mise en place d'un système universel de recensement qui permettait de voter dans n'importe quel bureau de vote.

Les électeurs ont parfois voté avec des bulletins de vote imprimés à la maison ou sans enveloppe.

À Barcelone, mais aussi dans de nombreuses autres villes, des centaines de Catalans disent vouloir protéger les centres de vote et défendre leur " droit de voter ". "J'ai même pleuré parce que cela fait des années que nous nous battons pour cela, et j'ai vu devant moi une femme de 90 ans qui votait en fauteuil roulant", a raconté à l'AFP dans le petit village de Llado Pilar Lopez, 54 ans. Mais les Catalans souhaitent majoritairement, à plus de 70%, un référendum d'autodétermination légal.

Les conséquences d'une sécession de cette région, qui compte pour 19% du PIB du pays, grande comme la Belgique, sont incalculables, comme celles du Brexit déclenché lui aussi par un référendum, en juin 2016.

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