Published: Ven, Octobre 27, 2017
Économie | By Estienne Trouve

Les banques accusées de s'enrichir sur le dos des plus fragiles

Les banques accusées de s'enrichir sur le dos des plus fragiles

Pour démontrer l'ampleur du problème, l'Unaf s'est associée à l'Institut national de la consommation (INC) qui publie le magazine " 60 millions de consommateurs ". Elle dévoile que les banques françaises gagnent énormément d'argent grâce aux frais bancaires, notamment aux commissions facturées lors des incidents de paiement et autres problèmes. C'est ce que révèle une enquête de 60 Millions de consommateurs dans son numéro du mois de novembre 2017.

Quand les frais d'agios et les frais pour incidents coûtent ainsi en moyenne 34 euros par an à l'ensemble des clients des banques, ceux qi rencontre le plus de difficultés sont quant à eux eux ponctionnés de 296 euros.

Les frais bancaires élevés seraient monnaie courante pour les personnes en difficultés financières.

De plus, ces frais sont difficilement remboursés par les banques: seulement 4% des clients en 2016, selon l'étude publiée jeudi 26 octobre 2017, ont réussi à se les faire rembourser.

L'ensemble des frais liés aux incidents de fonctionnement représenteraient 30 à 35% du chiffre d'affaires des banques de détail, soit 6.5 milliards d'euros chaque année.

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"Ceux qui touchent 1 000 € par mois versent, en moyenne, 154 € (par an), alors que ceux qui gagnent en moyenne 2 000 € par mois, salariés du public comme du privé ou retraités, sont prélevés de 352 € (par an) ", ont calculé 60 millions et l'Unaf. Une marge "indécente" pour 60 Millions de consommateurs.

L'association relève aussi que les banques, à l'exception de la Banque Postale et de quelques banques en ligne, appliquent toutes le maximum légal pour la facturation de leurs frais, ce qui annihile la possibilité de faire jouer la concurrence. Ces frais excessifs donneraient même lieux à des violences. Près de 9 conseillers sur 10 estiment par ailleurs que le montant de ces frais occasionne des violences verbales et parfois physiques en agence.

L'enquête explique que cette "punition" est faite automatiquement. Car si un paiement est demandé à la banque, même si le compte n'est pas suffisamment approvisionné, l'agence a tout intérêt à autoriser le prélèvement: selon l'association, "elle prélève des agios proches de l'usure, et surtout une commission d'intervention de 8 € censée rémunérer l'analyse de la situation par le conseiller". Cette opération est faite via ordinateur et le conseiller l'accepte automatiquement.

"La victime type n'appartient pas forcément aux populations les plus pauvres".

L'association de consommateurs et l'Unaf pointent du doigt la "proportionnalité des frais", et pas le principe des tarifications supplémentaires.

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