Published: Dim, Octobre 01, 2017
Médecine | By Sylviane Desjardins

La sédentarité et l'inactivité physique progressent en France — Santé

La sédentarité et l'inactivité physique progressent en France — Santé

Plus d'une femme sur 5 cumulent sédentarité et inactivité physique. Cette baisse est préoccupante car l'inactivité physique est " le quatrième facteur de risques de maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires, certains cancers...) impliquées dans plus de trois millions de morts évitables", rappelle Santé publique France. Près de 90% des adultes déclarent 3 heures ou plus d'activité sédentaire/jour. Or, ces deux facteurs augmentent les risques de maladies non transmissibles.

Cette évolution est due à un usage accru des ordinateurs, tablettes, smartphones et consoles de jeux (utilisation quotidienne multipliée par 2,3 chez les hommes et 3,6 chez les femmes), et dans une moindre mesure, par une augmentation du temps passé devant la télévision.

"Chez les enfants, parmi lesquels l'activité physique n'a guère progressé et même s'est dégradée chez les 6-10 ans, le temps passé devant les écrans augmente quel que soit l'âge", souligne M. Salanave.

Conséquence et principal enseignement de l'étude: "En 2015 en 2015, 53 % des femmes et 70 % des hommes atteignaient les recommandations de l'OMS en matière d'activité physique" sans "différence selon le niveau de diplôme". Pis, chez les femmes âgées de 40 à 54 ans, elle atteint les 22 %.

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Néanmoins, les taux français restent supérieurs à ceux relevés aux États-Unis (52%) et en Australie (53%). Enfin, bien qu'elle soit conséquente pour l'ensemble de la population adulte, la sédentarité semblait davantage le fait de "loisirs sédentaires " (du type temps passé devant un écran) chez les personnes les moins diplômées et davantage le fait d'une activité professionnelle sédentaire chez les plus diplômés.

Une activité physique modérée accélère la fréquence cardiaque, sans faire ni transpirer, ni respirer trop difficilement tandis qu'elle est intense ou soutenue (jogging, aérobic, les sports collectifs comme le football) quand elle accélère considérablement la fréquence cardiaque, fait transpirer et essouffle temporairement. Le constat est celui de l'étude Esteban* de l'Agence de la santé publique, publiée mardi 26 septembre.

Pour aider les Français, et plus particulièrement les femmes, à augmenter leur activité physique et à diminuer le temps passer assis, l'agence sanitaire a développé de nouveaux outils sur le site mangerbouger.fr (rubrique "bouger plus"). Elle a été menée d'avril 2014 à mars 2016, en France métropolitaine sur un échantillon national représentatif de 2.678 adultes et 1.182 enfants de 6 à 17 ans. A partir de 11 ans, le niveau d'activité baisse drastiquement.

Un premier volet de l'étude Esteban avait été publié en juin, portant sur la corpulence des Français.

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