Published: Mar, Octobre 24, 2017
Médecine | By Sylviane Desjardins

Hausse inquiétante des intoxications graves liées aux champignons

Hausse inquiétante des intoxications graves liées aux champignons

En automne, nombreux sont ceux à aimer se balader en forêt pour y cueillir quelques champignons.

Amateurs de champignons, soyez vigilants! Mais depuis début juillet, 32 graves intoxications aux champignons ont été rapportées aux centres antipoison, dont un décès.

Sur les 32 cas, 20 correspondent à un "syndrome phalloïdien", caractérisé par des signes digestifs survenant en moyenne 10h à 12h après la consommation de champignons et qui peut être à l'origine d'une atteinte hépatique mortelle en l'absence de traitement1 Ce syndrome peut être causé par des amanites (amanite phalloïde, amanite vireuse.), des petites lépiotes ou des galères2. "Parmi ces 20 cas, deux ont nécessité une greffe hépatique et un troisième cas est décédé", est-il rapporté.

Faire examiner, avant tout consommation, sa récolte par un spécialiste: pharmaciens, mycologues, associations, spécialistes... Un réflexe utile: photographier la cueillette avant cuisson, car la photo sera utile au pharmacien ou au médecin du centre antipoison en cas d'intoxication pour décider du traitement adéquat.

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Et ne vous croyez pas à l'abri. L'Anses précise pour sa part que ces intoxications résultent, dans la majorité des cas, d'une confusion avec des champignons comestibles.

Il faut savoir que 94 % des intoxications sont provoquées par des champignons cueillis par des particuliers.

- au moindre doute sur l'état ou l'identification d'un des champignons récoltés, de ne pas consommer la récolte avant de l'avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. C'est aussi pour cette raison que cette période de l'année est actuellement marquée par une forte augmentation du nombre de cas graves d'intoxications liés à leur consommation, et signalés aux centres antipoison et de toxicovigilance, mettent en garde l'Anses* et la Direction générale de la Santé (DGS).

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