Published: Mar, Octobre 10, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Guerre des visas entre les États-Unis et la Turquie

Guerre des visas entre les États-Unis et la Turquie

Les Etats-Unis ont suspendu toutes les opérations liées aux visas hors immigration dans leurs missions diplomatiques en Turquie, a annoncé dimanche l'ambassade des Etats-Unis à Ankara.

Ankara a pris la décision de suspendre la délivrance de visas dits "non-immigrants" aux citoyens américains, donnant ainsi une riposte symétrique à la même décision de Washington.

Les Etats-Unis et la Turquie ont décidé de réduire leurs services de délivrance de visas respectifs le 8 octobre. Les restrictions turques vont néanmoins plus loin que celles décidées par les États-Unis, car elles s'appliquent "aux visas figurant dans les passeports, aux visas électroniques et aux visas obtenus à la frontière".

En réponse à cette décision, la Turquie a alors émis une décision similaire, en faisant une sorte de copier-coller du communiqué américain.

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"Les récents événements ont obligé le gouvernement turc à réévaluer l'engagement du gouvernement américain en ce qui concerne la sécurité de la mission et du personnel turcs". Cet employé a été placé en détention provisoire mercredi sur décision d'une cour d'Istanbul, accusé de liens avec le prédicateur exilé aux Etats-Unis Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'initiateur coup d'Etat avorté de juillet 2016.

L'ambassade des Etats-Unis en Turquie a réfuté l'arrestation de l'employé du consulat américain à Istanbul, en la qualifiant de "sans fondement" et affirmant que Washington "est profondément perturbé par cette arrestation".

La "guerre des visas" entre la Turquie et les Etats-Unis survient après des mois de tensions croissantes entre ces deux pays partenaires au sein de l'Otan, en raison notamment de désaccords sur le dossier syrien et de plusieurs affaires judiciaires aux Etats-Unis impliquant notamment des gardes du corps du président Recep Tayyip Erdogan et un ancien ministre turc.

Plus de 50 000 personnes ont été arrêtées depuis le coup d'Etat manqué de juillet 2016 en Turquie et 150 000 personnes, professeurs, universitaires et juristes, ont été suspendues de leurs fonctions.

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