Published: Ven, Octobre 20, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Essoufflement du mouvement contre la réforme du droit du travail — France

Essoufflement du mouvement contre la réforme du droit du travail — France

"On est déterminés à aller jusqu'au bout", a assuré à Marseille le leader de la CGT Philippe Martinez, qui participait au défilé contre les ordonnances décidées par le gouvernement Macron.

L'appel de la CGT et de Solidaires (SUD) à manifester contre la réforme du Code du travail trouve de moins en moins de résonnance.

Ainsi, quelque 25 000 personnes ont défilé dans la capitale, selon des chiffres communiqués par la CGT. Ils témoignent d'une mobilisation réduite de moitié par rapport aux deux premières manifestations organisées en septembre. Mais pour les syndicats, il n'est pas question de tourner la page des ordonnances, synonymes de "casse sociale". Le 21 septembre, 16 000 manifestants avaient été décomptés par la préfecture de police. La CGT avait comptabilisé 55 000 manifestants à Paris le 21 septembre et 60 000 le 12 septembre. Est-ce que les vacanciers sont dans la rue?

"Le mécontentement, il est là".

More news: L'armée irakienne progresse face aux Kurdes près de Kirkouk
More news: Le procès en appel renvoyé — Mort de Fiona
More news: Brigitte Macron pousse à rompre le silence — Harcèlement sexuel

"C'est une journée de plus, c'est pas la dernière", a-t-il poursuivi, estimant que la contestation "ne faiblissait pas".

"D'une manière générale le trafic est normal", a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe ferroviaire, qui n'a constaté que "très peu de perturbations".

La SNCF avait annoncé que le réseau TGV et International, ainsi que le Transilien en région parisienne, ne seraient pas touchés par la grève. La quasi-totalité des trains devant rouler et pour les lignes Intercités (80%) et dans la plupart des régions, aucune perturbation n'est à craindre. Toutes émettent de sérieuses critiques quant aux risques que représentent certaines mesures pour le salarié, comme le plafonnement des indemnités prud'homales ou la fusion des instances représentatives du personnel. La CGT, qui a pris la décision d'annoncer une nouvelle journée de mobilisation sans attendre la nouvelle intersyndicale, programmée le 24 octobre, n'a pas réussi à convaincre les autres syndicats de se rassembler.

Like this: