Published: Sam, Octobre 14, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Donald Trump refuse de "certifier" l'accord nucléaire iranien

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La décision de Donald Trump ne revient pas à dénoncer l'accord de Vienne, mais laisse 60 jours au Congrès pour décider s'il y a lieu de rétablir les sanctions levées dans le cadre de sa mise en oeuvre, ce qui violerait les termes de l'accord (PGAC) et scellerait probablement son arrêt de mort.

Donald Trump a annoncé ce vendredi qu'il refusait de certifier l'accord international sur le nucléaire iranien, le dénonçant comme "l'un des pires" qui soit.

"Toutefois, dans l'éventualité où nous ne serions pas capables de trouver une solution en travaillant avec le Congrès et nos alliés, alors l'accord prendrait fin".

Mardi, la Maison Blanche a confirmé que le président des États-Unis, Donald Trump, va faire une déclaration, d'ici la fin de la semaine, concernant sa stratégie globale sur l'Iran.

Réagissant à ses propos, le président iranien a promis que Téhéran continuerait à respecter le PGAC tant qu'il répondrait aux intérêts nationaux, mais a également annoncé de nouveaux efforts dans le domaine balistique, en dépit des pressions américaines. Vendredi, le Trésor américain a désigné le corps d'élite en tant que "soutien de plusieurs groupes terroristes", comme l'était déjà, depuis 2007, la Force Qods, la branche des Gardiens de la révolution chargée des opérations extérieures. "Si les États-Unis prennent une position hostile à l'égard d'un accord international, approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies, ils ne s'opposeront pas seulement à l'Iran mais au monde entier", a déclaré M. Rohani lors d'une intervention en conseil des ministres retransmise par la télévision d'État.

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Lundi, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), organe onusien chargé de veiller à la non-prolifération nucléaire, a redit que l'Iran avait bien respecté ses obligations découlant de l'accord.

La décision de Donald Trump le met en porte-à-faux avec les autres pays signataires.

Inquiet des répercussions que pouvait avoir le retrait des États-Unis de cet accord, la Chine avait appelé à le préserver dans la matinée. "Nous, chefs d'Etat et de gouvernement de la France, de l'Allemagne et du Royaume-Uni, prenons note de la décision prise par le Président Trump de ne pas certifier de nouveau, devant le Congrès, le respect [de l'accord] par l'Iran [.] nous sommes préoccupés par les implications qui pourraient en résulter", peut-on lire dans le communiqué conjoint du Premier ministre britannique Theresa May, de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Emmanuel Macron.

Rex Tillerson annonce la couleur avant le discours du président américain.

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