Published: Mar, Octobre 03, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Charges de la police et tirs de balles en caoutchouc

Charges de la police et tirs de balles en caoutchouc

Les Catalans se sont rassemblés devant les bureaux de vote pour prévenir l'intervention de la police à ce référendum déclaré illégal par l'Espagne.

De l'autre côté, le quotidien indépendantiste catalan El Punt Avui affirme son engagement pour le oui, pour la démocratie, alors que El Períodico de Catalunya s'apprête à compter les "oui". Selon les services d'urgence catalans, 38 personnes ont été blessées, la plupart légèrement, après que la police espagnole a chargé des manifestants qui protestaient contre la fermeture d'un bureau de vote à Barcelone et tiré des balles en caoutchouc. A Barcelone, les manifestations se sont succédé. "Le gouvernement a tout prévu pour que tout se déroule de manière normale", a déclaré Carles Puigdemont à l'AFP, à moins de 24 heures du scrutin, demandant aussi aux Catalans d'éviter toute violence.

Des Madrilènes opposés au référendum et inquiets aussi ont afflué à la mi-journée par milliers sur l'emblématique place Cibeles, face à la mairie de la capitale.

Et ce alors que le gouvernement conservateur espagnol de Mariano Rajoy refuse de longue date de laisser cette riche région du nord-est de l'Espagne décider seule de son avenir.

Des occupations pacifiques ont débuté vendredi soir dans des dizaines d'écoles, avec comme objectif de les maintenir ouvertes pour qu'elles puissent servir de bureaux de vote dimanche.

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" On nous a fait faire quelque chose qu'on ne voulait pas faire", a dit Enric Millo lors d'une conférence de presse, faisant porter toute la responsabilité des événements en cours sur le gouvernement régional catalan. Les policiers ont néanmoins reçu l'ordre de ne pas recourir à la force. Un scrutin interdit par le gouvernement espagnol. Avec ses 7,5 millions d'habitants, la Catalogne dispose du statut de communauté autonome, avec un parlement, un gouvernement et des compétences étendues. "Le problème c'est qu'il n'y a pas de leader en Espagne", a regretté Rafael Castillo, un ingénieur de 59 ans, une écharpe aux couleurs de l'Espagne autour du cou.

Madrid met en avant "l'inexistence de la souveraineté du peuple catalan " et le fait que la loi de référendum viole huit articles de la Constitution, dont l'article 2.

"Si l'Etat espagnol dit "mettons-nous d'accord sur un référendum". nous arrêtons ceci".

"En ces moments incroyablement intenses et très émouvants, nous sentons que notre rêve est à portée de main", a-t-il lancé à la foule.

Les anti-indépendantistes ont donné pour consigne de ne pas voter, alors que la tension ne fait que monter. "C'est un moment grave".

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