Published: Jeu, Septembre 21, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Un appel à manifester après les événements de Barcelone — Référendum en Catalogne

Un appel à manifester après les événements de Barcelone — Référendum en Catalogne

La Cour constitutionnelle avait prévenu directement, par le biais de courriers adressés personnellement, les dirigeants et les fonctionnaires catalans qu'ils ne pouvaient pas coopérer à l'organisation du "scrutin illégal" du 1er octobre. La Garde civile a arrêté 14 personnes, dont le numéro deux du ministère des Finances de la région et perquisitionné une vingtaine de bâtiments.

Mardi la garde civile s'est félicitée d'avoir saisi 45.000 convocations destinées aux assesseurs des bureaux de vote qui doivent être en place pour le référendum, convoqué unilatéralement par la région.

Ces perquisitions et arrestations interviennent alors que les opérations de police se sont intensifiées depuis le week-end, avec la multiplication de saisies de matériel électoral, notamment des affiches et de la propagande électorale.

Le gouvernement "a suspendu de facto l'autonomie de la Catalogne et appliqué de facto un état d'urgence", a affirmé le président catalan Carles Puigdemont, accusant le gouvernement espagnol d'être "totalitaire" et de violer les "droits fondamentaux".

La Catalogne s'enflamme. Des milliers de personnes rassemblées dans le centre de Barcelone ont protesté mercredi 20 septembre contre l'arrestation de responsables du gouvernement catalan.

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Presque immédiatement après l'annonce des arrestations, des centaines de Catalans en colère se sont massés autour de bureaux du gouvernement dans la capitale régionale, Barcelone. Un avertissement que les indépendantistes avaient ignoré en adoptant, le 6 septembre, une loi organisant cette consultation.

"Retirez vos mains sales des institutions de la Catalogne", a lancé à M. Rajoy le député Gabriel Rufian du parti indépendantiste de gauche ERC (Gauche républicaine de Catalogne). "Vous et vos laquais êtes en train de détenir en ces moments des élus catalans (.) pour leurs idées", a-t-il ajouté.

"Je demande (.) que l'on revienne à la normalité", a déclaré de son côté le chef du gouvernement espagnol, le conservateur, Mariano Rajoy dans les couloirs du parlement à Madrid.

Le gouvernement indépendantiste de la Catalogne a toujours maintenu qu'il ira de l'avant avec son référendum malgré toutes les mesures déployées par le gouvernement Rajoy et la justice espagnole pour l'en empêcher. Le ministère des Finances a quant à lui imposé tard mardi de nouvelles restrictions aux finances catalanes pour assurer qu'aucun argent public ne sera utilisé pour organiser le référendum.

Les séparatistes sont majoritaires en sièges au Parlement catalan depuis septembre 2015. L'ANC, Assemblea nacional Catalana, principal moteur du mouvement indépendantiste, a fait de même, en appelant également a une grande mobilisation des citoyens devant les ministères et les lieux de pouvoir catalan. Pour rappel, lors des élections régionales en 2015, les indépendantistes avaient obtenu 47,6% des suffrages, et le camp soutenant le maintien en Espagne 51,28%.

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