Published: Mar, Septembre 26, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Tous les résultats par département — Elections sénatoriales

Tous les résultats par département — Elections sénatoriales

Défaits à la présidentielle et décimés aux législatives, les socialistes s'en sortent plutôt bien avec environ 70 sièges, contre 86 dans l'assemblée sortante, ce qui lui assure la place de deuxième groupe parlementaire au Sénat.

"Les grands électeurs ont aujourd'hui conforté la majorité sénatoriale ont clairement affiché leur volonté de voir exister un contre-pouvoir parlementaire indispensable à mes yeux au fonctionnement équilibré de la démocratie", déclaré le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), lui-même réélu dans les Yvelines et grand favori à sa réélection à la présidence. Il a promis "une majorité exigeante et positive". A garder en tête: seulement la moitié des sièges ont été renouvelés ce dimanche 24 septembre.

Lors du précédent mandat, les deux sièges de sénateur étaient détenus par LR.

Le ticket formé par Pierre Frogier et Gérard Poadja, dans le cadre d'une "plateforme" des principaux partis de la droite, a remporté dès le premier tour les élections sénatoriales en Nouvelle-Calédonie, a indiqué dimanche le haut-commissariat de la République. Le résultat de dimanche et les négociations qui suivront sur la constitution de groupes s'observeront donc à l'élu près. A gauche, le Parti socialiste a limité la casse avec 81 élus, soit 5 de moins que dans la précédente assemblée.

Enfin, le Front national (FN), qui ne compte que deux représentants au Sénat, devrait une nouvelle fois faire les frais de sa faible implantation locale et risque de payer la crise interne qui le secoue depuis le départ de Florian Philippot. (...) Les mauvais résultats d'En marche! - qui, il y a quelques semaines, se projetait en grand vainqueur des sénatoriales - montrent que la lune de miel entre les Français et Emmanuel Macron est terminée. Le principal écueil réside dans la grande réforme institutionnelle prévue par Emmanuel Macron avant l'été 2018.

Au PS, l'heure est au soulagement. La vague se sera arrêtée dimanche soir aux portes du Sénat. Mais le Sénat peut retarder le vote des lois, les amender, demander une relecture et puis surtout Emmanuel Macron a besoin des sénateurs pour faire voter la réforme constitutionnelle qu'il appelle de ses voeux.

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Parmi les autres personnalités en lice, l'ancienne ministre Laurence Rossignol (PS) a été réélue dans l'Oise et Frédérique Espagnac (PS), proche de François Hollande, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Le collège de 76'359 grands électeurs, issus largement des élections municipales de 2014 remportées par la droite, plaçait de fait Les Républicains et les centristes en position de force.

En pratique, l'absence de majorité au Sénat n'empêchera pas Emmanuel Macron de gouverner.

Le Sénat reprendra ses travaux le 2 octobre, avec l'élection de son président, qui sera sans surprise le sortant Gérard Larcher.

En vertu de la loi sur le non-cumul des mandats, les sénateurs-maires devront choisir entre leur mandat de parlementaire et leur fonction exécutive locale. Attention toutefois à ne pas faire preuve de trop d'euphorie du côté de la droite sénatoriale: en effet une dizaine de sénateurs des rangs LR ont annoncé la semaine dernière qu'ils allaient faire sécession pour créer un groupe LR-constructifs pro-Macron.

Dans les départements les moins peuplés élisants un ou deux sénateurs, l'élection se fait au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. "Je ne dirais pas que c'est un succès", a-t-il admis, alors qu'il s'était fixé, début août, "une fourchette basse " de 50 à 60 sénateurs et espérait encore, ces derniers jours, faire mieux que les 29 sortants.

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