Published: Jeu, Septembre 07, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Pour Aubry, " Macron reprend les recettes du Medef des années 80 "

Pour Aubry,

La maire PS de Lille juge que le chef de l'État a pris un "mauvais départ" en organisant la "généralisation des emplois précaires" avec sa réforme du Code du travail.

Martine Aubry est particulièrement remontée contre Muriel Pénicaud, qui fut sa conseillère formation lorsqu'elle était elle-même à la tête du ministère du Travail (1991-1993): "Tout le monde peut changer". "Aujourd'hui on commence à voir un peu clair sur ce que j'appelle un mauvais départ de la part du président de la République et de son gouvernement". En témoigne son interview, mercredi matin sur France inter: Aubry, qui semble avoir bel et bien abandonné ses ambitions nationales, n'en était que plus libre de passer à la moulinette les premiers mois de la présidence Macron. "D'ailleurs, les Français les jugent sévèrement et je crois qu'ils ont raison", a-t-elle d'abord affirmé. Un début timide qui laisse rapidement place à une analyse plus saignante, que ce soit sur les ordonnances Travail ou sur la baisse des APL: "Aucune des priorités de la France aujourd'hui, l'emploi quand on baisse le nombre d'emplois aidés, le pouvoir d'achat quand on baisse les APL et qu'on taxe les retraités avec la CSG, n'est traitée (...)". "On dit que je l'ai formée, moi je la trouve très déformée quand j'entends Muriel dire que les emplois aidés ça ne sert à rien (...) C'est triste d'entendre quelqu'un dont je connaissais les convictions dire des choses qu'elle ne peut pas partager", cingle l'ancienne ministre de Lionel Jospin. "On a eu lieu de ça la précarisation des salariés et une politique d'austérité ".

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Selon elle, Emmanuel Macron "reprend les recettes des années 80 du Medef". Cette fois, elle cible également la réforme du code du travail.

"LFI est une contestation et pas la volonté d'aller gouverner", a-t-elle critiqué. Ce n'est pas pour autant que la maire de Lille voit d'un bon oeil la nouvelle ministre. "Et il y a surtout ne pas vouloir réunir la gauche, vouloir être les seuls".

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