Published: Jeu, Septembre 07, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Aung San Suu Kyi parle de désinformation — Royingyas

Aung San Suu Kyi parle de désinformation — Royingyas

Les combats entre rebelles musulmans et forces birmanes ont fait depuis le 25 août au moins 400 morts, quasiment tous des musulmans.

Malala Yousafzai, la jeune Pakistanaise, Prix Nobel de la paix en 2014, attendait des mots d'Aung San Suu Kyi, son auguste homologue, pour condamner le traitement infligé aux musulmans rohingyas en Birmanie.

Aung San Suu Kyi qui a été retenue comme prisonnière politique durant une vingtaine d'années par la junte militaire birmane, défend aujourd'hui ses activités dans le nord-ouest du pays.

Depuis, l'armée birmane a déclenché une vaste opération dans cette région pauvre et reculée, l'Etat Rakhine, poussant des dizaines de milliers de personnes sur les routes. 'A cause des arrivées massives de réfugiés, une immense crise humanitaire se déroule ici', a déclaré Nur Khan Liton, célèbre militant des droits de l'homme au Bangladesh.

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Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, va se rendre mercredi dans le pays voisin, le Bangladesh, pour discuter de la question des réfugiés rohingyas, a indiqué un responsable du ministère. En avril, elle a ainsi nié l'existence d'un "nettoyage ethnique", une expression qu'avait pourtant employée le Haut-commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR).

Les organisations pensent que des milliers d'autres sont toujours en chemin.

Le Bangladesh a initialement repoussé des réfugiés vers la Birmanie mais semble avoir abandonné l'idée de bloquer leur afflux, qualifié de "grand fardeau" pour le pays par sa Première ministre Sheikh Hasina. Selon l'ONU, ce pourrait être l'épisode le plus sanglant de la persécution des Rohingyas de Birmanie.

La donne a changé en octobre. Toute la zone pâtit de cette nouvelle flambée de violences. Les marchés sont fermés et les gens ne peuvent pas sortir de leurs villages, sauf pour fuir. L'eau et la nourriture vont manquer', ajoute-t-il. Cette ONG estime que toute la région "est au bord d'une catastrophe humanitaire".

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