Published: Mer, Septembre 27, 2017
Économie | By Estienne Trouve

Alstom et Siemens négocient un accord de fusion — Ferroviaire

Alstom et Siemens négocient un accord de fusion — Ferroviaire

A Belfort, on craint de perdre des emplois. Parmi les principales informations - à confirmer - circulants sur le sujet.

Sauf coup de théâtre de dernière minute, Alstom, désormais concentré sur la fabrication de matériel ferroviaire depuis la cession de sa branche Énergie à General Electric, et la division ferroviaire du groupe allemand Siemens vont fusionner.

La fusion, que les deux groupes comptent boucler d'ici la fin 2018, devrait produire des synergies annuelles de 470 millions deuros au plus tard quatre ans après la réalisation de lopération et vise une trésorerie nette à la date de réalisation comprise entre 500 millions et 1,0 milliard deuros, ajoutent-ils.

Alstom et Siemens ont tous deux confirmé vendredi soir qu'ils discutaient d'un éventuel rapprochement de leurs activités ferroviaires. Le rapprochement des deux groupes représente une opportunité de créer un leader mondial puissant dans la signalisation, indiquait Barclays lundi, en estimant qu'une réduction de 2% des coûts opérationnels de ces activités permettrait une amélioration de 26% de leur résultat opérationnel.

"Les garanties, c'est vite changé".

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Alstom et Siemens ont annoncé ce mardi la fusion de leurs activités ferroviaires. "Nous sommes en concurrence sur tout alors que va-t-il se passer quand nous aurons de nouvelles commandes, où va-t-on produire?", s'inquiète-t-il.

S'il devait se concrétiser, cet accord scellerait la première alliance franco-allemande depuis l'arrivée à l'Elysée d'Emmanuel Macron, qui milite pour une plus grande intégration économique européenne.

"Dans l'hypothèse d'un rapprochement, l'Etat veillera à une chose: que ce mariage soit un mariage entre égaux, la valorisation respective des deux entreprises étant très proche", a promis le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Benjamin Griveaux, devant l'Assemblée nationale. "L'État s'est déjà assuré qu'un certain nombre de garanties, notamment en termes d'emploi et de gouvernance, seront inscrites dans les termes de l'accord", a-t-il ajouté.

Il s'agit pour Siemens et Alstom, qui réalisent respectivement 7,8 et 7,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, de s'unir face au géant chinois CRRC (18,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires). Son chiffre d'affaires est plus du double de celui d'Alstom. Son centre de compétences mondial pour les métros automatisé est situé à Châtillon et le siège mondial de l'activité Val (métro de type OrlyVal) est situé à Toulouse.

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