Published: Mer, Août 02, 2017
Économie | By Estienne Trouve

STX : Paris et Rome se donnent jusqu'à la fin septembre pour s'entendre

STX : Paris et Rome se donnent jusqu'à la fin septembre pour s'entendre

" Fincantieri doit avoir au minimum plus de 50%, vu que les Coréens avaient les deux tiers " du capital de STX France, a déclaré le ministre italien, qui doit rencontrer dans l'après-midi son homologue français Bruno Le Maire.

Le gouvernement français a procédé la semaine dernière à la nationalisation "temporaire" des chantiers navals de Saint-Nazaire, pour tenter d'obtenir du groupe italien Fincantieri un partage du capital à parité avec des intérêts publics français. En décidant de nationaliser temporairement STX France, qui devait pourtant être vendu à l'italien Fincantieri, Paris a provoqué un véritable tollé.

L'administrateur délégué du groupe italien, Giuseppe Bono, a réagi à l'annonce de la préemption par l'Etat français en déclarant que son groupe n'avait pas "besoin à tout prix de STX France".

Décidément, l'Italie voit d'un très mauvais oeil l'accession d'Emmanuel Macron au pouvoir en France.

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Bruno Le Maire a expliqué que cette décision n'avait pas été prise à l'encontre de l'Italie et que l'option d'un partenariat à 50-50, refusée par l'Italie, donnerait au président du conseil d'administration de STX, qui serait désigné par Fincantieri, "une voix prépondérante".

Un compromis qui n'est pas suffisant pour l'Italie. Elles sont toutes candidates à l'entrée au capital des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire. "Fincantieri a donné toutes les garanties quant au maintien de l'emploi et à la protection des technologies, dont je sais que c'est une préoccupation du gouvernement français", a rappelé Pier Carlo Padoan.

En effet, pour Bruno Le Maire, "l'accord négocié par la précédente majorité n'offrait pas de garanties suffisantes ni sur l'emploi, ni sur les technologies". Le Maire essaye de faire émerger le projet militaire franco-italien.

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