Published: Jeu, Août 03, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Séoul-Washington-Tokyo : "nouvelle phase" de menace balistique nord-coréenne

Séoul-Washington-Tokyo :

Et l'ancien émissaire spécial pour les droits de l'Homme en Corée du Nord Jay Lefkowitz a quant à lui exhorté le gouvernement américain à convaincre la Chine de comprendre que le mieux pour elle, c'est de changer le régime de son allié nord-coréen et de bloquer ses ambitions nucléaires. "Les ex-dirigeants [américains] ont eu la bêtise de laisser les Chinois gagner des centaines de milliards de dollars par an en commerçant [avec les États-Unis], et maintenant ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler", a écrit M. Trump sur Twitter. "La Chine pourrait facilement résoudre ce problème!" a-t-il ajouté.

Il réagissait en conférence de presse à des messages où le président américain exprimait sa " déception " face à la Chine, après que la Corée du Nord eut effectué vendredi un nouveau tir de missile intercontinental.

Beijing a condamné le tir nord-coréen en soulignant qu'elle " s'oppose aux violations par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU ". " (1) Ainsi, tous ses programmes militaires lancés depuis des décennies avec l'aide de l'URSS dans les années 1970, ou de la Chine ces dernières années, visent à maîtriser une dissuasion qui la protégera de ce qu'elle perçoit comme une menace: "la présence de 30 000 soldats américains en Corée du Sud et de 50 000 au Japon, prêts à envahir la Corée du Nord ".

En réaction, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont mené un exercice militaire en utilisant des missiles tactiques (ATACMS) sol-sol américains et des missiles balistiques sud-coréens Hyunmoo II.

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Le ministère sud-coréen de la Défense a annoncé hier lundi, que la Corée du Sud et les Etats-Unis cherchaient à organiser une rencontre entre leurs ministres de la Défense afin de discuter de la menace créée par les missiles nord-coréens. Auparavant, il s'agissait de critiquer les tirs, mais sans mentionner d'options militaires de représailles.

Le régime de Pyongyang avait testé, le 4 juillet, son premier missile balistique intercontinental.

Séoul avait gelé début juin le déploiement du système américain Thaad (Terminal High Altitude Area Defense) après une virulente campagne de la Chine, invoquant la nécessité d'une nouvelle évaluation de son impact environnemental.

Le missile aurait la capacité d'atteindre la côte est-américaine, selon les experts. Pyongyang serait parvenu, selon eux, à miniaturiser des charges jusqu'à 750 kg ce qui donnerait une portée de 10 000 km à leurs missiles. "En tenant compte de la rotation de la Terre, précise-t-il, cela signifie qu'il pourrait atteindre non seulement des villes de l'ouest mais également New York et Washington "...

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