Published: Dim, Août 13, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Après la Corée du nord, Trump prêt à intervenir aussi au Venezuela

Après la Corée du nord, Trump prêt à intervenir aussi au Venezuela

Peu avant, le président américain Donald Trump avait évoqué une posible option militaire dans le pays d'Amérique Latine. Le président américain répond du tac au tac à son homologue vénézuélien Nicolas Maduro qui, la veille, avait promis de répondre "les armes à la main" à une agression américaine.

Donald Trump a fait de la surenchère verbale sa marque de fabrique. "Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et meurent".

Interrogé sur cette annonce, le Pentagone s'est borné à faire savoir, par la voix de son porte-parole Eric Pahon, qu'il n'avait "à ce stade" reçu aucune consigne sur ce dossier. Quoi qu'il en soit, les déclarations de Donald Trump ont suscité des réactions indignées du gouvernement vénézuélien.

Le ministre de la Défense du Venezuela est directement monté au créneau en déclarant qu'en cas d'agression ils seraient "tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté du Venezuela". M. Maduro est seulement le quatrième à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un groupe composé du président syrien Bachar al-Assad, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et du président zimbabwéen Robert Mugabe.

Cette semaine, une nouvelle série de sanctions américaines ont par ailleurs été adoptées à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place d'une Assemblée constituante jugée "illégitime".

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Les autorités vénézuéliennes font état depuis longtemps d'un projet d'invasion américaine. Mais cette nouvelle constitution devrait surtout renforcer la position et le pouvoir du président du pays, Nicolas Maduro.

"En tant que chef de l'Etat, je me soumets aux pouvoirs de cette assemblée constituante". Le président vénézuélien envisage un appel téléphonique ou une rencontre à New York, mi-septembre, à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies.

Début août, les Etats-Unis ont infligé des sanctions au président vénézuélien qu'ils ont qualifié de "dictateur".

La Maison Blanche a révélé que M. Maduro avait effectivement sollicité une conversation avec M. Trump vendredi, mais a implicitement indiqué que sa demande n'avait pas été acceptée.

La Maison-Blanche a rétorqué qu'elle accepterait la tenue d'une telle rencontre avec plaisir, une fois la démocratie restaurée au pays. Les Etats-Unis et le Venezuela n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010.

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