Published: Lun, Juillet 17, 2017
Économie | By Estienne Trouve

Quel sort pour la nouvelle compagnie d'Air France — Transport

Quel sort pour la nouvelle compagnie d'Air France — Transport

Il aura fallu plusieurs mois de négociation.

Dans le plan stratégique "Trust together", présenté début novembre par le P-DG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac, l'idée est de "pouvoir reprendre l'offensive et défendre le réseau d'alimentation de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle, avec des coûts moins élevés".

Le bureau du SNPL avait mis au vote un projet alternatif au texte de la direction. La future compagnie pourrait être rattachée au groupe Air France-KLM, mais le respect des procédures (consultation du conseil d'administration, des instances représentatives.) repousserait encore son lancement.

"C'est donc un " accord historique " pour la direction d'Air France qui l'a qualifié de " bonne nouvelle ".

Il faut dire que le syndicat de pilotes ne repart pas les mains vides. Faute de quoi, la compagnie paiera des pénalités à ses pilotes. Le projet d'accord garantit que la flotte de la nouvelle compagnie "ne dépassera pas 18 avions moyen-courrier et 10 avions long-courrier".

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La direction d'Air France-KLM doit être soulagée.

L'un des piliers de ce plan s'appelle " Boost " (nom de code), un projet de filiale reprenant les lignes moyen et long-courrier très déficitaires d'Air France. Surtout, Air France veut gagner en compétitivité face à la concurrence des pays du Golfe et des low-costs, et s'apprête à entériner "des efforts de productivité à hauteur de 40 millions d'euros annuels ainsi qu'un processus de rattrapage des parts de production perdues".

Ces vols "Boost" seront opérés par des pilotes Air France volontaires, avec des conditions d'emploi et de rémunération inchangées. Les hôtesses et stewards seront en revanche recrutés en externe, à un coût inférieur à celui d'Air France. Enfin, une partie du personnel au sol sera externalisée.

Air France aura bientôt une petite soeur, une nouvelle filiale pour laquelle les pilotes ont donné leur accord à une large majorité. La direction envisage par ailleurs le recrutement d'environ "750 pilotes d'ici à 2020", dont le premier tiers dans l'année à venir. Des arrivées liées à la croissance attendue de l'activité, mais également au mouvement naturel de départs de pilotes en fin de carrière.

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