Published: Mar, Juin 13, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Selon Trump, le témoignage de Comey lui donne raison

Selon Trump, le témoignage de Comey lui donne raison

Il a accusé l'administration Trump de diffamation et de "mensonges".

Dans un communiqué, l'avocat personnel de Donald Trump, Marc Kasowitz, a affirmé que celui-ci était "complètement conforté" par le témoignage de l'ancien directeur.

La quinzaine de sénateurs de la commission cherche à déterminer si les multiples requêtes présidentielles, formulées en tête à tête dans l'intimité du Bureau ovale ou dans des conversations téléphoniques, représentent une interférence politique et une entrave à la justice, un délit qui dans le passé a conduit au lancement par le Congrès de procédures de destitution contre les présidents Richard Nixon et Bill Clinton. "Ce sont des mensonges purs et simples, a-t-il déclaré". Et si Donald Trump réfute une à une les accusations de James, Comey, il retient aussi ses déclarations, quand ça l'arrange. Mercredi soir, à la veille de son audition, James Comey a rendu public un témoignage dans lequel il avait révélé que le président Trump lui avait demandé d'abandonner l'enquête sur Michael Flynn. L'ancien patron du FBI a alors confirmé que Donald Trump lui avait demandé sa "loyauté", alors même qu'il supervisait l'enquête sur une éventuelle collusion entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie pendant la campagne présidentielle de 2016.

"Il ne me revient pas de dire si la conversation que j'ai eue avec le président constitue une tentative d'entrave à la justice, a-t-il répondu".

Répondant sans temps morts et avec une apparente candeur, parfois avec humour, aux questions précises des sénateurs, il a jugé que les actions du dirigeant américain étaient "très dérangeantes", ne mâchant pas ses mots contre lui. Aussi, a-t-il accusé l'administration de Donald Trump d'avoir "diffamé" la police fédérale ainsi que lui-même. "Il a confirmé qu'il avait décidé, dès sa première rencontre avec M. Trump, de consigner par écrit tous ses échanges individuels avec le président".

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"Je craignais honnêtement qu'il ne mente sur la nature de notre réunion", a-t-il expliqué devant les sénateurs.

Avant la réaction du 45e président des Etats-Unis sur Twitter vendredi, une porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, avait assuré que le président n'était "pas un menteur".

James Comey a reconnu jeudi avoir lui-même organisé, après son limogeage, les fuites à la presse de notes sur ses rencontres avec le président américain afin de provoquer une enquête indépendante sur les ingérences russes dans l'élection. "Sur le fond comme sur la forme, le Président n'a jamais dit à M. Comey 'J'ai besoin de loyauté, je m'attends à de la loyauté'", avait-il déclaré à Washington, contestant cette partie du témoignage.

Dans cette audition, James Comey a conservé toute sa crédibilité durant cette audition. Par contre, il s'est dit "certain" que le procureur spécial nouvellement nommé, Robert Mueller, enquête actuellement sur Trump pour "obstruction à la justice". Dans un tweet, Donald Trump avait sous-entendu qu'il détenait des enregistrements de ces discussions susceptibles de contredire les notes prises par l'ex-premier flic des États-Unis à l'issue de ces entretiens.

Quant au dossier sur la Russie, M. Comey a affirmé que Donald Trump ne lui avait pas demandé d'abandonner l'enquête sur les collusions avec le pays, ou plus exactement, "pas selon (sa) compréhension ". Mais la Maison Blanche esquive systématiquement quand la question de leur existence lui est posée.

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