Published: Ven, Juin 02, 2017
France | By Rebecca Lemoine

L'enquête préliminaire accroit la pression — Affaire Ferrand

L'enquête préliminaire accroit la pression — Affaire Ferrand

J'espère que le juge du parquet de Brest va faire la lumière sur ce dossier, un ministre du gouvernement n'a pas tous les droits, il a aussi le devoir d'être irréprochable devant la nation, mais dans cette affaire, il y a une affaire de moralité sur le plan de la moralisation de la vie publique.

Dans la tourmente: Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des Territoires, un député ex-socialiste de 54 ans rallié de la première heure à Emmanuel Macron, élu le 7 mai à la présidence de la République. Comme l'a précisé Eric Mathais, procureur de la République, l'objectif de cette procédure ne consiste pas à accuser mais à recueillir tout type d'informations susceptibles d'établir précisément les faits, avant une éventuelle qualification en infraction pénale.

L'ouverture d'une enquête "ne change rien aux règles fixées" par le premier ministre C'est ce qu'affirme l'entourage du premier ministre Edouard Philippe. Dans le cas contraire, il peut rester en place. Il a fixé des règles claires.

Après analyse des éléments complémentaires susceptibles de mettre en cause M. Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, révélés par différents organes de presse [.], j'ai décidé de saisir ce jour la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes d'une enquête préliminaire.

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Pour l'heure, les membres du gouvernement continuent de manifester leur "solidarité " envers leur collègue dans la tourmente, conformément à ce que leur a demandé mercredi le chef de l'État. Matignon lui a toutefois renouvelé sa confiance dans la matinée. "J'ai déjà répondu à cette question", répliquait-il hier.

La présidente du FN, Marine Le Pen, a critiqué la gestion de l'affaire par l'exécutif, dénonçant un "enrichissement personnel", qui "ressemble fichtrement à l'affaire Fillon".

Il a cependant admis que si les faits reprochés à M. Ferrand avaient lieu aujourd'hui, il n'aurait pas été intégré au gouvernement: "Je suis convaincu que non, parce que ce qui à l'époque était légal, aujourd'hui n'est plus acceptable, et dans quelques jours ne sera plus légal" avec le texte de moralisation. "Ou alors on s'aperçoit que tout cela était une vaste escroquerie, une vaste opération d'enfumage, de communication de la part du gouvernement d'Emmanuel Macron", a-t-elle suggéré. En déplacement dans le Morbihan, il a refusé de réagir à l'ouverture de l'enquête préliminaire.

Malgré le soutien de M. Macron, les appels à la démission se multiplient au sein de la classe politique à l'encontre du ministre Ferrand, dont l'affaire commence à nuire à la campagne de La République en Marche en prévision des élections législatives des 11 et 18 juin prochain.

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