Published: Mar, Juin 20, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Brexit: Bruxelles et Londres s'accordent sur l'agenda des négociations

Brexit: Bruxelles et Londres s'accordent sur l'agenda des négociations

" Notre objectif est clair: "nous devons d'abord nous attaquer aux incertitudes créées par le Brexit ", a déclaré d'entrée de jeu Michel Barnier".

Dans les rangs britanniques, David Davis s'est quant à lui dit " déterminé à bâtir un partenariat fort et spécial " avec l'UE au cours d'une brève entrevue à la presse.

Cette réunion, près d'un an après le séisme du référendum britannique en faveur d'un retrait de l'UE, marque le véritable départ de tractations complexes entre Londres et Bruxelles.

L'UE a fixé comme délai pour la clôture de la première phase des négociations entre octobre et décembre prochains, avant la rupture totale prévue aux alentours du mois de mars 2019.

Theresa May, qui a plusieurs fois dit préférer "aucun accord plutôt qu'un mauvais accord" avec l'Union européenne, aura l'occasion de préciser elle-même ses plans devant les 27, lors d'un sommet européen prévu jeudi et vendredi à Bruxelles.

Il s'agit du sort après le Brexit des expatriés européens au Royaume-Uni et des Britanniques dans l'UE, de l'avenir de la frontière irlandaise et, enfin, du "règlement financier" des engagements de Londres envers l'Union.

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D'ici à octobre, les discussions porteront prioritairement sur les droits des trois millions de ressortissants européens vivant en Grande-Bretagne et des Britanniques établis sur le continent; sur les obligations financières contractées par le Royaume-Uni (la "facture du Brexit") et sur d'autres sujets liés au divorce.

Les Britanniques voulaient discuter dès le départ de leur "relation future" avec l'UE, notamment sur le plan commercial. Si, à ce stade, les 27 jugent que des "progrès suffisants" ont été réalisés, ils accepteront d'entamer une discussion parallèle sur l'avenir des relations post-Brexit avec Londres.

"Le meilleur moyen de passer cette semaine est de reconstruire la confiance, de lancer un processus constructif sans trop de feux d'artifice", analyse un haut responsable européen, jugeant que les deux parties ont "un intérêt commun cette semaine: montrer que nous n'allons pas d'un désastre à un autre".

Car côté britannique, les difficultés du gouvernement s'accumulent. Désignée en juillet 2016 par le parti conservateur pour remplacer David Cameron, balayé par la vague Brexit, cette ancienne ministre de l'Intérieur se retrouve aux commandes d'un pays profondément divisé et confronté à des enjeux politiques, économiques et diplomatiques dont l'ampleur a de quoi donner le vertige. Elle a perdu sa majorité absolue au Parlement à la suite de législatives anticipées le 8 jui, et est sous le feu des critiques pour sa gestion de l'incendie de la tour Grenfell à Londres.

Le patronat britannique a appelé Londres à mettre l'économie en tête des priorités lors des négociations du Brexit.

Le Français a brièvement pris la parole pour marquer ce moment historique et très attendu, disant espérer des discussions "constructives", presqu'un an jour pour jour après le référendum du 23 juin 2016 par lequel les Britanniques ont opté pour quitter le bloc européen.

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