Published: Mar, Juin 06, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

50 millions d'Euros de l'UE pour la force conjointe du G5 sahel

50 millions d'Euros de l'UE pour la force conjointe du G5 sahel

A l'issue de la réunion de lundi, le ministre des Affaires Etrangères malien Abdoulaye Diop a déclaré: " Cette force conjointe vient au Mali et dans l'espace du G5 Sahel pour prendre en charge la lutte contre le terrorisme ".

Cette rencontre sera l'occasion pour les ministres du G5 Sahel de présenter à la Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, et vice-présidente de la Commission européenne, leur projet de création de la force armée conjointe chargée de la sécurité des frontières communes des pays membres du G5 Sahel: le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Les pays membre du G5 Sahel recevront ce lundi 5 mai, au cours de leur 3ème sommet, la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Fédérica Mogherini, qui sera en visite à Bamako.

Ce soutien contribuera à la mise en place effective de la Force conjointe du G5 Sahel qui incluera des forces du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad et sera opérationnelle dans les cinq pays.

"Ce sera une contribution qui va vite arriver et qui, j'espère, montrera la bonne direction aux autres partenaires du G5 Sahel".

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Mme Mogherini a ensuite été reçue par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, de même que les ministres des Affaires du G5 Sahel. Elle doit constituer une composante de la future force conjointe du G5 Sahel.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Les participants ont salué la décision adoptée au dernier sommet de l'organisation, le 6 février à Bamako, de " création immédiate de la force conjointe du G5 Sahel dont le mandat régional est de lutter contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l'immigration irrégulière", selon un communiqué conjoint. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes.

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