Published: Mar, Mai 23, 2017
Science | By Sylvain Tremaux

Le ton se durcit de nouveau entre Téhéran et Washington

Le ton se durcit de nouveau entre Téhéran et Washington

"L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont promis 100 millions de dollars au (projet de) fonds", a déclaré le président de la Banque mondiale, ajoutant qu'avec des promesses d'autres pays, dont les Etats-Unis, la BM pourrait annoncer lors du sommet du G20 en juillet à Hambourg (Allemagne) le lancement du fonds doté d'un milliard de dollars.

"L'Iran, qui vient de tenir de vraies élections, est attaqué par le président des États-Unis dans ce bastion de la démocratie et de la modération", a cinglé le ministre, dans une allusion teintée d'ironie à l'Arabie saoudite.

" Les États-Unis et Israël peuvent affirmer d'une même voix que l'Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais, et qu'il doit cesser le financement, l'entraînement et l'équipement meurtrier de terroristes et de milices, et qu'il doit cesser immédiatement". La grande majorité d'entre eux a choisi le président Rohani, un symbole d'ouverture à l'intérieur comme vers l'extérieur.

Il a appelé "toutes les nations" à "travailler ensemble pour isoler" le régime iranien en attendant qu'il montre "sa volonté d'être un partenaire pour la paix".

Ce dernier a rétorqué lundi à M. Trump en qualifiant le sommet de Ryad de "show" qui "n'a aucune valeur politique, ni concrète". Il a ensuite ironisé sur les Américains qui "se trompent toujours" au Moyen-Orient.

Et de s'interroger, sarcastique: "S'agit-il de politique étrangère ou de pomper 480 milliards de dollars" au roi Salmane d'Arabie saoudite?

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Samedi matin, M. Trump est arrivé à Riyad, la première étape de sa première visite à l'étranger depuis son élection à la présidence américaine.

Ces négociations ont abouti en juillet 2015 à la conclusion d'un accord historique entre Téhéran et six grandes puissances, dont les Etats-Unis.

L'Etat profond a dû frapper fort sur la table pour faire comprendre au président-novice d'oublier tous ses discours de campagne et de suivre à la lettre les instructions de la " feuille de route " déposée sur son bureau à la Maison-Blanche.

L'Iran rappelle régulièrement que l'interprétation et l'application extrêmement rigoriste de l'islam par l'Arabie saoudite est à l'origine de la création des groupes jihadistes qu'il combat.

L'exécution début janvier 2016 du cheikh Nimr Bagher al-Nimr, leader de la minorité chiite d'Arabie saoudite, et les violences qu'elle avait provoqué en Iran contre des intérêts saoudiens, est à l?origine de la rupture complète entre les deux pays.

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