Published: Mar, Mai 30, 2017
Économie | By Estienne Trouve

La justice accorde un délai pour améliorer les offres de reprise — Tati

La justice accorde un délai pour améliorer les offres de reprise — Tati

Paris, 26 mai 2017 (AFP) - Les représentants des salariés de Tati ont refusé vendredi de se prononcer sur les offres de reprise, jugées trop "basses", et vont demander lundi au tribunal de commerce un délai pour que les repreneurs améliorent leurs offres, a indiqué à l'AFP la CGT, premier syndicat.

L'examen est finalement repoussé au 19 juin.

Le tribunal de commerce de Bobigny a décidé de se donner plus de temps afin d'étudier les offres de reprises de Tati, placé en redressement judiciaire le 4 mai 2017. "On remercie le juge de nous avoir écoutés", a réagi Nicole Cogé, représensant syndicale de la CGT Tati Barbès. Car s'il ne règle rien sur le fond, le délai supplémentaire accordé devrait permettre, de l'avis général, d'améliorer les offres de reprise de l'enseigne emblématique en perdition.

"Renvoi au 19 juin!" a lancé au micro Céline Carlen, de la CGT commerce Paris, à plus d'une centaine de salariés qui manifestaient devant le tribunal pour réclamer le maintien de leurs emplois.

Trois repreneurs se disputent Tati et trois autres enseignes d'Agora Distribution (groupe Eram) avec en jeu le sort de 1.700 emplois.

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S'y ajouterait la reprise des 250 salariés des magasins franchisés et affiliés du groupe, ainsi que des reclassements chez Gifi. Le projet prévoit la reprise de 120 magasins.

Prétendants très sérieux au rachat des magasins exploités par le groupe Tati, les enseignes Centrakor et GiFi souhaitent toutes les deux racheter les magasins Tati mais pour des raisons diverses En effet, le réseau GiFi souhaite continuer lactivité " textile " développé par Tati, en injectant notamment près de 80 millions deuros dans lenseigne créée par Jules Ouaki avec pour objectif de la redresser dans les deux ans à venir et conserver lintégralité des équipes en place, tandis que de son côté, lenseigne Centrakor souhaite injecter également 80 millions deuros pour le rachat de Tati et conserver 1270 salariés sur les 95 magasins repris (sur un total de 138).

Selon la CGT, les mesures de reclassement pour les "400 à 600" salariés menacés de licenciement se montent aujourd'hui à "1.500 euros par salarié". "Pour nous, le meilleur projet" que ce soit "en termes d'emplois, de garanties et de continuité de l'entreprise" car il reprend "la globalité" de l'enseigne au vichy rose, explique Tahar Benslimani (CFDT).

"L'objectif c'est zéro licenciement" et "une amélioration du PSE", a-t-il dit, en qualifiant les mesures d'accompagnement de ce plan de sauvegarde de l'emploi de "squelettiques, indigentes, inacceptables". Troisième et dernier prétendant, l'enseigne Babou espère, elle, mettre la main sur six magasins Tati en région parisienne.

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