Published: Sam, Mai 13, 2017
Globale | By Boniface Saint-Yves

Et si Trump était destitué ? Les parieurs y croient plus que jamais


Récemment, Donald Trump déclarait candidement qu'être président était plus compliqué que de régner en roi et maître sur l'entreprise familiale.

"Je lui ai demandé", a dit le président américain lors d'une interview sur NBC, rapportant deux conversations téléphoniques.

Rappelons que Trump est le premier président depuis Richard Nixon a licencié une autorité de la justice alors qu'il menait une enquête liée à des autorités de la Maison Blanche.

Mais la fin de non-recevoir signifiée par James Comey a été reçu comme une manifestation d'insubordination par Trump et ses collaborateurs.

Le président des Etats-Unis ajoute avoir accepté la recommandation du ministre de la Justice, Jeff Sessions, qui a estimé que James Comey n'était "plus capable" de diriger le FBI avec efficacité.

Il reprochait aussi à James Comey sa gestion de l'enquête sur l'ingérence supposée de la Russie dans la présidentielle américaine de l'an dernier.

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Dans le même entretien à NBC, Donald Trump affirme que si la Russie avait interféré avec l'élection, ce serait "horrible". "Il n'y a pas de collusion entre moi, ma campagne et les Russes", a-t-il martelé.

Quant au revirement de M. Trump, sa porte-parole a expliqué qu'être candidat était différent d'être président.

Plus tôt jeudi, le directeur par intérim du FBI a cherché à rassurer un Congrès secoué par ces événements sur l'indépendance de l'enquête.

Entre MM. Trump et Comey, cependant, les divergences s'intensifiaient depuis des mois, a fortiori dans les derniers jours, alors que l'enquête du FBI s'accélérait, selon plusieurs médias. "Le travail des hommes et des femmes du FBI continue quels que soient les changements de circonstances, quelles que soient les décisions", a déclaré Andrew McCabe, ex-numéro deux de la police fédérale, lors d'une audition au Sénat. Et il a promis de prévenir le Congrès en cas de tentative du pouvoir d'intervenir dans l'enquête, qu'il a qualifiée de "hautement importante" alors que la Maison Blanche tente d'en minimiser l'importance.

Le refus de l'ancien directeur du FBI James Comey d'informer Donald Trump et ses partisans de dévoiler le contenu de sa prochaine intervention au Sénat est devenu "la goutte de trop " qui a poussé le Président américain à le limoger, relate Reuters se référant à des sources à la Maison-Blanche.

L'opposition démocrate continue de réclamer la nomination d'un procureur spécial pour superviser l'enquête, mais aucun élu républicain ne soutient cette demande, qui a peu de chance d'aboutir sans pression de la part de la majorité.

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