Published: Mar, Janvier 10, 2017
France | By Rebecca Lemoine

Syrie. Quand Bachar al-Assad salue François Fillon et Donald Trump

Syrie. Quand Bachar al-Assad salue François Fillon et Donald Trump

Allié indéfectible de Damas, le président russe, Vladimir Poutine, a offert un strapontin au président syrien, Bachar Al Assad, réhabilité après la reprise d'Alep.

Cet entretien s'est déroulé dans le cadre de la visite de trois députés français à Damas: Thierry Mariani (LR), Nicolas Dhuicq (LR) et Jean Lassalle (ex-MoDem). Il y évoque son souhait de reconquérir tout le territoire syrien et accorde quelques mots positifs à l'égard de François Fillon et Donald Trump. Il a ajouté que "sur les terroristes, quand il dit que ça reste la priorité et que l'on ne doit pas faire ingérence dans les affaires des autres pays, cette position est la bienvenue".

Concernant la France, Bachar al-Assad a estimé qu'elle était déconnectée de la réalité syrienne et qu'elle n'avait pas changé sa position ni son "vieux langage" sur la situation dans la région.

DIPLOMATIE Al-Assad a accusé la France de mener une politique de l'autruche, en assurant qu'elle était moins en sécurité qu'auparavant et que les deux pays avaient les " mêmes ennemis ". La question est de savoir comment libérer les civils des terroristes dans ces quartiers.

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Il a précisé être " prêt à discuter " avec 91 groupes rebelles, en excluant l'organisation de l'Etat Islamique (EI) et Fateh al-Cham, ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda.

"Bien entendu, il est très douloureux pour nous, Syriens, de voir une partie de notre pays détruite, et de voir un bain de sang quoi qu'il arrive", reconnaît Bachar al-Assad. Toutes les guerres sont mauvaises.

Peu de précisions sont données toutefois sur qui seraient réellement les représentants de l'opposition censés négocier à la fin du mois à Astana au Kazakhstan, sous le patronage de la Russie. Non, il faut les libérer et c'est le prix à payer, parfois, mais à la fin, les gens sont libérés des terroristes.

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